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25 maiBien-être au travail

Auxiliaires de vie : pour empêcher le burn-out, apprendre à gérer son stress

Depuis plus d’un an, elles sont les ouvrières silencieuses de la crise. Si les Français ont tous été éprouvés par la pandémie, les auxiliaires de vie, elles, ont dû faire face à une angoisse double : la crainte d’attraper soi-même le Covid-19, mais également celle de transmettre le virus à l’un de leurs patients, souvent âgés et d’autant plus fragiles face à la maladie. Lors des différents confinements, les auxiliaires de vie étaient même parfois les seuls contacts humains de leurs patients, et elles ont dû lutter plus que jamais contre l’isolement et la solitude. Attention, dans ce cadre, à ne pas se laisser déborder par le stress et l’angoisse, et prévenir ainsi le burn-out.

🤯 Des contraintes décuplées par la crise du Covid

Si les habitudes professionnelles des Français ont été chamboulées, celles des auxiliaires de vie ont également été alourdies. Les auxiliaires de vie et aides à domicile (non diplômées) assistent leurs bénéficiaires pour divers travaux ménagers courants (linge, courses, cuisine…) et pour des soins d’hygiène élémentaire non médicaux (aide au lever, au coucher, à la toilette…). Avec l’apparition du Covid-19, leur liste de tâches s’est allongée : désinfecter les interrupteurs, les poignées, les portes de frigo… Avec plusieurs malades par jour, l’augmentation n’est pas anodine.

Une charge physique constante qui rend la profession dangereuse : le nombre d’accidents du travail est trois fois plus élevé chez les auxiliaires de vie que dans le reste des professions médicales. En fait, c’est même une profession plus risquée que maçon, mécanicien, ou menuisier). La plupart des accidents du travail chez les auxiliaires de vie sont causés par le transport de personnes, les déplacements entre les interventions, la manutention de charges lourdes ou encore des accidents sur le lieu de travail (utilisation de produits d’entretien, coupures, et parfois coups durant le ménage...).

Ajoutez à cela des horaires souvent étendus et découpés (tôt le matin, tard dans l’après-midi), plusieurs déplacements par jour, et le travail les week-ends et jours fériés : difficile de se reposer et de veiller sur sa santé mentale. 😢

🆘 Attention au burn-out

Soumises à un stress permanent, les aides à domicile et auxiliaires de vie doivent également faire face à des situations d’urgence. Possible, dans ces cas-là, de sombrer dans des états anxieux ou dépressifs, voire dans un “burn out”.

Santé Publique France parle des conséquences du Covid-19 sur la santé mentale des Français comme “d’une épidémie dans l’épidémie».): un tiers des Français déclarent aujourd’hui souffrir de troubles anxieux et dépressifs. La situation des auxiliaires de vie, en première ligne dans la crise, est d’autant plus préoccupante.

Le secteur professionnel étant particulièrement tendu (beaucoup d’offres pour peu de candidates), certaines auxiliaires de vie arrêtées pour burn-out ont tendance à raccourcir leur arrêt pour ne pas alourdir encore la charge de travail de leurs collègues.

Mieux vaut prévenir que guérir. La société Click&Care, spécialisée dans l’assistance rapide et sur mesure pour le maintien à domicile des personnes dépendantes, a choisi Alan pour son équipe, et nous confie avoir mis en place certaines solutions pour “protéger au maximum” ses employées.

Tout d’abord, elle tient une formation spécifique au public des personnes âgées. Elle a également mis en place des cellules d’écoute psychologique et des groupes de paroles pour que les auxiliaires de vie puissent discuter librement et sans tabou de leurs problématiques professionnelles. Une pratique qui devrait se généraliser pour leur donner le sentiment d’être entendues.

Il peut également être utile d’inciter les bénéficiaires, ou leur famille, à investir dans des installations destinées à faciliter la vie de tous: verticalisateur, lève-malade, lit médicalisé… Plus les maisons des malades sont équipées, moins les auxiliaires de vie risquent pour leur santé.

Autre solution : aider les auxiliaires de vie à gagner en autonomie dans l’organisation de leurs journées, avec moins d’amplitude et moins de déplacements, toujours pour diminuer la fatigue et le stress.

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