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15 juinBien-être au travail

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la ménopause (sans jamais oser le demander)

CTA étude Ménopause

La ménopause est ce moment de la vie qui marque l’arrêt du fonctionnement des ovaires et de la production d’œstrogènes, et se traduit par la fin des règles chez une femme. A quel âge intervient-elle ? Quelles sont ses conséquences ? Onze vérités ou idées reçues pour faire le point sur cette étape en forme de bouleversement hormonal.

women yellow Vous, en ayant fini avec les questions sur la ménopause

1. La ménopause apparaît chez les femmes entre 45 ans et 55 ans. 🙋‍♀️

Vrai pour la majorité des femmes. Mais si ce processus hormonal naturel est universel, il touche chacune à des âges différents et difficiles à prévoir. Elle survient en moyenne à 51 ans. Une ménopause avant 40 ans est considérée comme précoce et pathologique. On parle alors d’insuffisance ovarienne. Elle peut être d’origine génétique, la conséquence d’une maladie auto-immune, métabolique ou d’un traitement médical lourd (ablation des ovaires, chimiothérapie ou radiothérapie). Elle concerne 1% des femmes de moins de 40 ans, une femme sur 1000 de moins de 30 ans et une femme sur 10 000 de moins de 20 ans.

2. Seul un bilan hormonal peut confirmer un diagnostic de ménopause. 🔬

Faux. Chez une femme de plus de 45 ans en bonne santé, le diagnostic de la ménopause repose principalement sur un interrogatoire et des signes cliniques (bouffées de chaleur, arrêt des cycles depuis 12 mois consécutifs, disparition des signes prémenstruels…). Pour confirmer son diagnostic chez les femmes de moins de 45 ans, celles sous contraceptif oral ou ayant subi une ablation de l’utérus, le médecin vérifiera l’activité des ovaires en prescrivant systématiquement des dosages de l’hormone folliculostimulante (FSH) et de l’œstradiol. En cas de ménopause, la FSH est élevée et l’œstradiol chute considérablement.

3. Une grossesse après la ménopause est impossible. 🤰

Vrai et Faux. ❌ La ménopause marque effectivement l’arrêt de la période reproductive. Les ovaires ayant cessé leur fonction hormonale, ils ne déclenchent plus d’ovulation. Une femme ménopausée ne produisant plus d’ovule, elle ne peut donc plus être naturellement enceinte. Pour satisfaire un désir de grossesse, elle devra obligatoirement avoir recours aux ovocytes d’une donneuse et à la procréation médicalement assistée. La première grossesse avec don d’ovocyte suivie d’une naissance a été réalisée par des chercheurs de l’Université de Californie Los Angeles (UCLA) en 1984 chez une femme atteinte d’insuffisance ovarienne précoce. En France, le don d’ovocyte est encadré par les lois de Bioéthique et réservé aux couples hétérosexuels en âge de procréer et déjà engagé dans un parcours de procréation médicalement assistée. La Sécurité Sociale a fixé à 43 ans l’âge limite des femmes en bénéficier. L’Espagne autorise le don d’ovocytes aux femmes jusqu’à 50 ans.

4. La ménopause se déclenche du jour au lendemain. ⏱

Faux. Elle s’installe progressivement. On appelle pré ménopause (ou péri ménopause), cette période qui précède la ménopause. Elle débute en moyenne quatre à cinq ans avant. Ses symptômes peuvent durer de six mois à 10 ans, varient dans le temps et d’une femme à l’autre. Les signes les plus courants se manifestent par une modification du cycle menstruel (plus long ou plus court, règles plus abondantes ou au contraire plus légères), des bouffées de chaleur, des troubles du sommeil, des changements d’humeur, anxiété, des troubles vaginaux, une accentuation du syndrome prémenstruel, des fuites urinaires…

5. Fumer avance l’âge de la ménopause. 🚬

Vrai. Des chercheurs américains ont montré que les fumeuses ou les femmes ayant été exposées in utero à la cigarette, présentaient un risque trois fois plus élevé d’être ménopausées avant les autres. Selon une autre étude scientifique les fumeuses seraient ménopausées en moyenne un à quatre ans plus tôt que les non fumeuses et elles souffriraient d’avantage des troubles liés à la ménopause.

6. La ménopause s’accompagne inévitablement d’une prise de poids. 🏋️

Faux. Les kilos superflus s’accumulent tout au long de la vie, au fil du temps. Cette tendance à l’embonpoint avec l’âge peut être d’origine génétique ou physiologique. En effet, la masse musculaire diminue avec l’âge, le corps au repos consomme donc moins de calories, ce qui rend plus difficile le maintien de son poids de forme à régime diététique et dépenses physiques égales. Par ailleurs les changements hormonaux induits par la ménopause ont tendance à répartir les masses graisseuses sur l’abdomen plutôt que les cuisses et les hanches. Pour prévenir ces prises de poids involontaires, il faut donc privilégier le sport qui renforce les muscles et privilégier une alimentation équilibrée et moins calorique (limiter les sucres rapides et l’alcool).

7. La ménopause s’accompagne systématiquement de bouffées de chaleur. 🥵

Faux. 15 à 25% des femmes y échappent. Les autres peuvent en souffrir entre trois et cinq ans en moyenne. Ces symptômes dits vasomoteurs durent de quelques secondes à quelques minutes. Ils s’expliquent par la modification des taux d’œstrogènes et de progestérone, deux hormones qui participent à la régulation de la température corporelle. Sueurs nocturnes, palpitations, transpiration excessive au niveau du visage et du haut du corps, se terminant souvent par des sueurs froides, ces bouffées de chaleurs peuvent provoquer palpitations, frissons, anxiétés et lorsqu’elles se manifestent la nuit, troubles du sommeil voire insomnies. Il est possible de les atténuer en évitant les excitants (thé, café, alcool et plats épicés), en pratiquant une activité physique, en portant des vêtements amples et en appliquant quelques techniques de respirations pour diminuer son stress. A court terme, les traitements hormonaux substitutifs de la ménopause ont aussi montré leur efficacité.

8. L’entrée dans la ménopause ne change rien à la qualité de vie. 😌

Faux. 80% des femmes montrent au moins un autre symptôme que l’arrêt des règles et 20 à 25% d’entre elles se plaignent que ces troubles affectent leur qualité de vie à un moment ou à un autre.

9. La ménopause favorise le risque de souffrir de certaines maladies. 🦠

Vrai. La ménopause augmente l’incidence des maladies cardiovasculaires. Les ovaires ne produisent plus les œstrogènes, ces hormones connues pour favoriser le bon cholestérol et bloquer le mauvais. Les femmes ménopausées ne profitent donc plus de cette protection naturelle de leurs artères. Le risque de souffrir d’hypertension, d’athérosclérose, de maladie coronarienne ou d’être victime d’un accident vasculaire cérébral rejoint alors que celui des hommes du même âge. Mais les œstrogènes jouent aussi un rôle sur la qualité du squelette. Sans eux, les os se déminéralisent et perdent de leur densité. Lorsque les os deviennent poreux, on parle d’ostéoporose.

Sa conséquence la plus dramatique est la fracture du fémur. En France, l’ostéoporose toucherait 39% des femmes. Le sport, l’exposition au soleil, une alimentation riche en poissons gras (pour la vitamine D) et en calcium, et l’arrêt de la consommation d’excitants (tabac ou de boissons) (qui détruisent le stock de calcium dans les os) constituent les meilleurs moyen de prévenir l’ostéoporose. En cas de bouffées de chaleurs associés, les traitements hormonaux substitutifs de la ménopause peuvent aussi être proposés si les autres traitements sont mal tolérés ou inefficaces.

10. La ménopause signe la fin de la sexualité. 🍑

Faux. Avec la chute de la production d’œstrogènes, le vagin peut être moins bien lubrifié et moins élastique, ce qui peut entrainer des douleurs lors des rapports sexuels. Et entraîner de ce fait une baisse de libido. Mais des traitements associés à une vie sexuelle active, elle-même nécessaire pour maintenir les muscles du vagin toniques, peuvent efficacement traiter la sécheresse vaginale.

11. Le traitement hormonal de la ménopause sont controversés. 🙅‍♀️

Vrai. Le traitement hormonal de la ménopause qui consiste à administrer des hormones féminines à des femmes pour contrebalancer les symptômes de la ménopause, peut augmenter le risque de cancer du sein, de l’ovaire, de l’endomètre, de thromboembolie veineuse et d’AVC. En revanche, elle soulagerait les femmes souffrant de symptômes de la ménopause sévères et préviendrait les risques d’ostéoporose. La Haute Autorité de Santé recommande donc un traitement « choisi et ciblé » à des doses « les plus ajustées et les plus courts possibles et réévalués au moins chaque année ».

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