Jean-Charles Samuelian
Co-founder & CEO @ Alan
17 maiLivres

"Dormir Sans Larmes", mes notes de jeune papa

Je suis jeune papa, et on peut rapidement avoir l’impression de se faire dépasser par les cycles de sommeil de son bébé.

J’ai récemment lu Dormir sans larmes de Rosa Jove.

Dans cet article, j’ai décidé de structurer les citations du livre pour vous donner quelques éléments de lecture que j’ai trouvés intéressants.

Il s’agit majoritairement du copier / coller de certaines parties du livre. Si le sujet vous intéresse, je vous encourage à acheter et lire le livre complet !

Je ne suis pas en train de dire que tout ce qui est dans ce livre est un fait médical et qu’il faut l’appliquer à la lettre. Il y a de très nombreuses approches sur le sujet.

Je vous conseille avant tout de trouver un pédiatre en qui vous avez confiance et qui pourra vous guider.

Ceci étant dit cette lecture vous permettra d’éveiller quelques perspectives et d’ouvrir la discussion.

Dormir-sans-larmes
Dormir sans larmes de Rosa Jove.

Les Cycles de sommeil du bébé

Des cycles courts

Les bébés ne peuvent pas dormir en continu. Leur conviennent mieux de petites siestes, réparties sur les vingt-quatre heures de la journée et entrecoupées de réveils fréquents pour manger.

La durée de chaque cycle varie suivant le sujet et l’âge, de 50 minutes chez le bébé jusqu’à 90 à 120 minutes chez l’adulte.

Les microréveils sont nombreux tout au long de la nuit. Ils sont nécessaires, pour des raisons de contrôle et de vigilance et pour des raisons de santé.

Au début, sur une durée de vingt-quatre heures, le sommeil est très chaotique.

Un volume de sommeil variable

Ils dorment pendant la plus grande partie de la journée : quatorze heures pour les plus éveillés et jusqu’à vingt heures pour les plus gros dormeurs.

Nous savons aussi que seize heures peuvent parfaitement suffire pendant les premiers jours du nouveau-né.

Dormir-sans-larmes-table Typo dans le livre : on imagine qu’il s’agit de 10 à 15h de 3 à 6 mois.

Les recherches dans la littérature pédiatrique actuelle permettent de relever des différences allant jusqu’à trois ou quatre heures par jour dans le nombre d’heures de sommeil que l’on suppose nécessaires aux enfants, selon les divers tableaux consultés.

En règle générale, on ne constate aucune différence de croissance entre un enfant gros dormeur et un petit dormeur. En revanche, ce qui peut affecter la croissance d’un enfant, c’est le stress.

Les caractéristiques du sommeil

On distingue deux types de sommeil chez le fœtus : le sommeil actif et le sommeil calme.

Le sommeil du nouveau-né a plusieurs caractéristiques : il est biphasique, ultradien, polyséquentiel ; il comprend un pourcentage de sommeil paradoxal plus élevé que chez l’adulte ; et il débute directement en phase paradoxale.

Ce sommeil ne comporte que deux phases (sommeil actif ou MOR, et sommeil lent), d’une durée de cinquante à soixante minutes. Voilà pourquoi le bébé ne pourra que difficilement faire des siestes d’une durée plus longue sans se réveiller.

Cette dimension biphasique explique que l’enfant se réveille fréquemment, et tout d’abord pour manger. L’enfant se réveille aussi pour être stimulé, pour faire peu à peu connaissance avec son environnement.

Mais comme il se fatigue vite, il se rendort – pour se réveiller à nouveau, dès qu’il est reposé, ce qui lui permettra d’en apprendre davantage.

Le bébé s’assure en effet que les prises alimentaires, et ses besoins en général, seront également satisfaits pendant la nuit.

Ce rythme permet au bébé d’avoir toujours à ses côtés la personne qui s’occupe de lui, de manger fréquemment, et de se reposer périodiquement des multiples stimuli dont il est bombardé en début de vie, puis de les digérer pendant le sommeil paradoxal, ce qui lui permettra de développer son esprit.

L’évolution de rythme

Petit à petit, le bébé va acquérir ce rythme circadien.

On commence à le remarquer vers ses 4 mois, et c’est chose faite quand il atteint les 9 mois.

Avant ses 6 mois, il est bien rare qu’il ait déjà acquis un rythme régulier, car c’est le temps qu’il faut pour la maturation du noyau suprachiasmatique de l’hypothalamus, cette zone du cerveau qui, entre autres choses, contrôle nos cycles veille-sommeil.

Pourquoi les bébés pleurent

Les humains, appartenons à une espèce altricielle : autrement dit, quand nous naissons, nous ne pouvons pas nous débrouiller seuls, nous avons besoin des soins de quelqu’un d’autre, c’est-à-dire, dans la plupart des cas, de notre mère. Voilà pourquoi les bébés pleurent quand ils se sentent seuls.

Comment favoriser le sommeil

Selon l’auteur, les deux facteurs qui favorisent naturellement le sommeil sont l’allaitement maternel et le « cododo », ou sommeil partagé (c’est-à-dire dans la même chambre).

Le cododo « apprend » au bébé à passer plus facilement d’une phase du sommeil à la suivante, parce qu’il peut se synchroniser sur la respiration de sa mère.

Les enfants ont constamment besoin d’avoir à leur côté la personne qui s’occupe d’eux. Ils naissent déjà équipés pour détecter le moindre signe de son absence et pour l’appeler aussitôt.

La respiration de la mère et celle du bébé s’harmonisent lorsqu’ils dorment ensemble : l’enfant, qui est en train de mettre en place les différentes phases du sommeil, passe plus aisément de l’une à l’autre s’il peut se régler sur la respiration de la mère. Une des meilleures manières d’endormir leur bébé est de faire eux-mêmes semblant de dormir. Dès que le père ou la mère imite la respiration du dormeur, le bébé se détend et s’endort.

Quand, et comment nourrir votre bébé

Être vif, éveillé et gros mangeur, c’est chez le bébé un signe de bonne santé.

Il est recommandé que les nourrissons mangent à la demande, c’est-à-dire aussi fréquemment qu’ils en manifestent le désir ; et que jamais, au grand jamais, on ne retarde indûment la prise d’aliments.

Rien de pire pour un nourrisson qu’un horaire de repas rigoureusement établi.

Avant l’âge de 6 mois, il ne faudrait donner à l’enfant que du lait et rien d’autre, à plus forte raison s’il est allaité par sa mère.

Une bonne partie des « herbes » que l’on vante pour leur pouvoir somnifère n’ont en fait qu’un effet placebo (renforcé parfois par le fait qu’il s’agit d’une boisson chaude, agrémentée par la présence de papa ou de maman) ; l’une d’elles, la camomille, est déconseillée aux mères allaitantes et à leur nourrisson, en raison de ses propriétés allergéniques et anaphylactiques.

Le lait maternel contient du L-triptophane, un acide aminé qui facilite l’endormissement. Pendant les premiers mois de la vie, la sensation de sommeil est souvent liée à celle de satiété.

« L’ensommeillement est étroitement lié à la sensation de satiété, le réveil à celle de la faim. On a pu établir une corrélation entre l’état de sommeil pendant cette période de la vie, la réduction du tonus musculaire, et la sensation de satiété. »

Le sein a, en lui-même, un effet relaxant sur le bébé.

La tétée augmente le taux de prolactine chez la mère. Cette prolactine est une hormone qui facilite la « fabrication » du lait, mais qui permet aussi de trouver le sommeil bien plus facilement. Les mères allaitantes bénéficient donc d’une protection : elles doivent se réveiller souvent la nuit, c’est vrai – mais elles se rendorment avec facilité.

La succion

Un bébé a besoin de sucer plusieurs heures par jour. Ce n’est pas seulement pour s’alimenter, mais aussi parce qu’avec les pleurs, c’est à peu près l’un des seuls moyens à sa portée pour s’exprimer et se consoler.

La succion l’aide aussi à connaître le monde qui l’entoure : c’est par la bouche qu’il découvrira des sensations variées – le chaud et le froid, le doux et l’amer, le lisse et le rugueux…

Les enfants qui tétaient le plus vigoureusement – et qui donc se fatiguaient davantage – étaient aussi ceux qui dormaient le mieux.

Les problèmes de sommeil

Votre enfant est donc, comme tant d’autres, un enfant qui a du mal à s’endormir ou qui se réveille fréquemment. Qu’y faire ? dans la plupart des cas, RIEN. Parce que le sommeil est un processus évolutif, que votre enfant un jour ou l’autre dormira comme un ange, et qu’il ne gardera de ces débuts aucune séquelle, ni physique, ni mentale.

Avant de penser que votre enfant dort mal, vérifiez : l’information est là pour ça. Cherchez des données contradictoires sur ce qui est normal à chaque âge.

« Les problèmes viennent toujours de ce que les parents ont besoin de dormir à des heures qui ne sont pas celles de l’enfant, lequel, en effet, ne peut pas comprendre qu’il est antisocial de se réveiller à 3 heures du matin, avec l’envie de jouer . Et c’est ainsi que naissent les tensions : les adultes sont astreints à un horaire qui – du moins au début – n’a aucun sens pour l’enfant. »

Essayez souvent de vous mettre à la place de l’enfant : de quoi a-t-il besoin ? Que demande-t-il ? Regardez la vie avec des yeux d’enfant. Ne vous trompez pas en interprétant ses demandes. Nous avons traversé des milliers d’années sans « méthodes pour endormir les enfants », et cela n’a pas posé de problèmes particuliers. Ils finissaient toujours par s’endormir.

Si l’on observait les sociétés où l’éducation des enfants est plus respectueuse de leurs besoins, celles qui leur donnent du temps pour acquérir un rythme circadien, on se rendrait compte que les problèmes de sommeil y sont quasiment inconnus.

La Peur

Dès qu’un enfant a peur, ses systèmes d’alerte se mettent en marche. Nous, nous savons bien qu’il n’y a pas de quoi, mais l’enfant, lui, ne le sait pas.

Eviter les méthodes de dressage

Les méthodes de dressage fondées sur le principe du « laissez-le pleurer » ne devraient jamais avoir cours selon l’auteure.

Un bébé ne fera jamais rien pour embêter volontairement ses parents, même si ceux-ci sont persuadés du contraire.

Aucun enfant ne se réveille pour le plaisir de se réveiller, ni pour nous embêter. Nous sommes tous programmés pour nous réveiller quelque neuf fois par nuit – la seule différence entre les enfants et nous, c’est que nous, nous maîtrisons d’ores et déjà la technique pour nous rendormir. Et eux, non. Il s’agit d’un processus évolutif. Donnez-leur le temps.

Les méthodes de dressage n’apprennent pas à dormir, elles provoquent simplement un choc émotionnel qui fera baisser le niveau des principales hormones gouvernant nos émotions ; sans compter qu’elles font comprendre à l’enfant que ce n’est pas la peine de se plaindre, puisque personne ne viendra.

On a rapidement démontré que les modifications que l’on pouvait obtenir par des stimuli et des renforcements positifs (récompenses, ou évitement du stimulus négatif) donnaient de bien meilleurs effets (et duraient bien plus longtemps) que ce qu’obtenaient les stimuli très aversifs.

De nombreux professionnels vous feront croire, tableaux à l’appui, que le système du « laisser pleurer » n’est nullement un châtiment, mais que tout simplement nous ne devons pas prêter attention à notre enfant quand il ne se conduit pas comme nous le souhaitons : « Nous ne les punissons pas, vous diront-ils, il s’agit simplement d’ignorer ces conduites indésirables. »

Pour un enfant en bas âge – et pour beaucoup d’adultes – l’abandon est un stimulus négatif fort (sans parler de la peur, de la solitude, de l’obscurité…). Recourir au « laisser pleurer en fonction d’un tableau » est bien une punition, au regard des lois de l’apprentissage.

Ces pleurs et de chocs provoquent une décharge violente d’opiacés, endorphines, sérotonine… Comment s’étonner qu’il soit complètement exténué et s’endorme ? Voilà, c’est à cela que se résument les méthodes pour dormir. Le bébé n’a pas appris à dormir, c’est seulement qu’il s’est « autodrogué ».

On ne peut en effet parler de méthode là où il s’agit simplement de laisser pleurer des enfants jusqu’à épuisement, là où le « succès » dépend de variables telles que l’âge de l’enfant, son tempérament, la durée d’application de la méthode (certains enfants ont dû pleurer seuls pendant plus d’un mois avant que les effets ne se fassent sentir sur leur sommeil. Le plus curieux, c’est que les effets sur la santé mentale, eux, se font sentir plus vite).

Autres conseils

Le matelas doit être assez ferme pour que l’enfant ne s’y retrouve pas piégé.

Ne pas couvrir exagérément le bébé : la proximité physique de ses parents suffit à le réchauffer.

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