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1 septSanté

💬 Témoignages : oui, j'ai fait un baby blues.

⏱ Temps de lecture : 3 minutes

🎙 Témoignage : trois récits de ce trouble fréquent touchant près de 20% des jeunes mères.


Le baby blues désigne toutes formes d’état dépressif de la mère dans les mois suivant la naissance.

Ultra répandu, il fait pourtant l’objet d’un tabou : peu de femmes osent le raconter, rongées par la honte, la culpabilité, la comparaison : l’image de la maternité parfaite a la peau dure.

Accouchement traumatique, chute d’hormones, modification de la chimie du cerveau, solitude, épuisement… l’origine de cette perturbation semble multifactorielle.

Témoigner c’est permettre à d’autres de l’identifier et les encourager à se faire aider, avec la conviction que l’on s’en sort.

Pauline, 32 ans, a une petite fille de 2 mois : Nina

Maternité, jour 2. Les larmes, le sentiment de ne pas savoir faire et de ne pas trouver sa place submergent Pauline. Pas d’évidence pour elle dans ce rôle de mère d’apparence si simple.

“Quand je me suis enfermée dans les WC pour pleurer, une sage-femme a prononcé le mot baby blues.

Mon compagnon, médecin, a pris soin de moi. Il a comparé les bouleversements hormonaux que je vivais à une “descente” liée aux effets d’une drogue. Il prenait la mesure de l’événement tout en dédramatisant… Cela m’a soulagée !

La suite ? Une succession de hauts et de bas, de remises en question. J’ai beau avoir écouté de nombreux podcasts pendant ma grossesse, mes connaissances ne m’aidaient pas à prendre du recul.

Aujourd’hui, je vais mieux à mesure que la relation avec Nina s’installe.”

Ses conseils ?

  • 👫 S’appuyer sur ses proches
  • 🚣‍♀️ Garder patience
  • 🌞 Tâcher d’en rire.

Audrey, 33 ans, a un petit garçon de 7 mois : Sacha

Confinée avec compagnon et nouveau-né, Audrey n’a pas eu à gérer la solitude. Pourtant, un mois après la naissance de Sacha, elle se surprend en plein baby blues.

“On se focalise sur l’accouchement mais on ne parle pas de l’après, tout au plus des nuits hachées.

A un mois, Sacha pleurait toute la journée. J’ai appelé une amie qui a accouché en même temps que moi pour lui confier que j’avais envie de noyer mon bébé.

Cela m'a fait un bien fou de réaliser que ce n’était facile pour personne et qu’avoir ce genre de pensées ne faisait pas de moi une mauvaise mère.”

Ses astuces ?

  • 👯‍♀️ Ne pas rester seule à broyer du noir
  • 🥊 Briser le tabou.

Clémentine, 38 ans, a une petite fille de 2 ans et 5 mois : Sophie

Clémentine rencontre des difficultés aux trois mois de Sophie : elle pleure beaucoup, a besoin des bras, refuse les biberons… jusqu’à ce que le diagnostic du reflux soit posé. Soignée, elle s’apaise peu à peu.

Mais quelque chose continue à clocher.

“J’ai rencontré une doula qui a évoqué le baby blues : mettre des mots sur mon état a tout changé. Ce que je prenais pour de la fatigue était aussi d’ordre psychologique.

Personne ne m’avait jamais parlé de dépression post-partum et les fois où je m’étais confiée à un professionnel, on m’avait ramenée illico sur les problématiques de Sophie.

On m’a enfin déculpabilisée : “Vous avez le droit de ne plus supporter les pleurs, dans ces cas là, sortez de la pièce et criez un bon coup !”.

J’ai essayé la chromatothérapie, une méthode qui a fait ses preuves sur toutes les dépressions et m’a été d’une aide rapide.

Aujourd’hui, toutes mes amies disent qu’elles sont plus ou moins passées par là.”

Ses solutions ?

  • 🗣️Décompresser
  • 👩‍⚖️Déculpabiliser
  • 🧑‍⚕️Se faire aider.
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