Odile Kusnik
Insurance Product @Alan
16 déc 2021Tech & produit

Chez Alan, l’actuaire est un expert assurance

Beaucoup d’actuaires, notamment les plus expérimentés, se posent la question de l’impact de la profession et de leur évolution de carrière dans une organisation telle qu’Alan, qui fonctionne notamment sans management.

Odile Kusnik, actuaire et en charge des produits Santé, nous éclaire sur le sujet et partage sa vision, après plus d’un an chez Alan.

Photo : Per Lööv, Unsplash
Après avoir recouvert son tableau de post-it fluo, Robert réfléchit à son empreinte écologique.

Actuaire : Spécialiste de l'application du calcul des probabilités et de la statistique aux questions de prévoyance sociale, d'assurances et de finances. (Larousse, 2021)

Qu’est-ce qui t’a convaincue de nous rejoindre ?

J’ai rejoint Alan en Septembre 2020, juste après mon déménagement à Madrid pour suivre mon conjoint expatrié. Avant cela, j’étais responsable actuariat Santé dans un grand groupe de protection sociale, après un parcours à l’Assurance Maladie et dans le conseil.

J’ai suivi avec intérêt l’évolution d’Alan depuis sa création en 2016. Lorsque je préparais mon déménagement en Espagne, je me suis intéressée plus avant à la culture d’entreprise d’Alan, j’ai lu de nombreux articles et écouté des podcasts des fondateurs. J’ai été rapidement séduite par cette culture qui semblait correspondre davantage à ma personnalité, notamment la responsabilité distribuée, la transparence radicale et l’ambition sans limite. J’ai donc envoyé une candidature spontanée. Je dois dire qu’un an après, cette impression s’est largement confirmée !

Comment l’actuaire exerce t-il son métier et en quoi est-ce différent ?

Tout d’abord, chez Alan, nous sommes recrutés en tant qu’experts assurance, ce qui signifie que nous sommes garants de l’expertise assurantielle pour prendre les bonnes décisions, créer les bons produits, lancer les bons services. En ce sens, notre champ d’intervention va bien au-delà des aspects actuariels.

Ensuite, la diversité des sujets et la façon de les aborder rendent mon métier différent : l’expert assurance est responsable de son périmètre, ce qui signifie qu’il n’y a ni manager à qui il se réfère, ni comité de décision qui valide ses préconisations.

Pendant mes premiers mois chez Alan, bien qu’ayant une quinzaine d’années d’expérience en assurance Santé, j’avais l’impression d’apprendre un nouveau métier, tellement les méthodes de travail et les attentes sont différentes.

Pendant mes premiers mois chez Alan, j’avais l’impression d’apprendre un nouveau métier, tellement les méthodes de travail et les attentes sont différentes.

Photo : bureau Alan

Pour donner un exemple concret, je vais parler du premier projet dont j’ai eu la responsabilité en arrivant. Il s’agissait d’ouvrir de nouveaux segments de marché pour accélérer le développement d’Alan. En tant qu’expert assurance et responsable du projet, j’ai contribué, au sein d’une équipe pluridisciplinaire, à toutes les étapes, de l'évaluation des risques et opportunités à ouvrir ces segments jusqu’au déploiement des nouveaux produits. Il ne s’agissait pas seulement de donner un avis actuariel, mais de partager des convictions sur le potentiel des segments, sur le type de produits à ouvrir, etc.

Dans cette organisation horizontale, être responsable ne signifie pas qu’on fait tout, mais qu’on est garant de l’atteinte de l’objectif et qu’on s’est assuré que tous les impacts ont été identifiés et adressés, ce qui suppose de travailler en étroite collaboration avec toutes les équipes (marketing, commercial, ingénieurs, data, service client, etc.). En revanche, être responsable signifie qu’on prend la décision finale une fois que toutes les parties prenantes se sont exprimées sur ses préconisations. Prendre la décision sur les tarifs est nouveau pour moi. Cette responsabilité distribuée où la stratégie de l’entreprise est portée par chacun, où il n’existe pas de frein aux idées, me permet d'exprimer mon plein potentiel.

Finalement, j’ai plus d’impact aujourd’hui que lorsque j’étais responsable actuariat avec management d'équipes.

Justement, est-ce que le management te manque ?

En réalité, chez Alan on retrouve toutes les missions qui incombent au manager dans les organisations traditionnelles. C’est l’organisation de ces missions qui est différente, sans lien hiérarchique entre les personnes.

En premier lieu, le Role Buddy accompagne les nouveaux embauchés dans :

  • leur prise de poste,
  • l’appropriation des méthodes de travail et des outils,
  • et la compréhension de la stratégie de l’entreprise et des enjeux à court terme, afin qu’ils soient à même de proposer eux-mêmes leurs premiers objectifs.

Ensuite, le Culture Buddy aide les nouveaux embauchés à comprendre et à adopter la culture d’entreprise.

Enfin, le Coach est là pour accompagner le collaborateur dans sa croissance :

  • il donne du feedback continu,
  • il le challenge et l’aide à prendre du recul,
  • il le conseille dans la façon d’aborder des sujets plus ambitieux,
  • l’accompagne dans la définition de son plan de carrière à moyen terme,
  • et pilote ses évaluations annuelles.

En ce qui me concerne, j’assume la fonction de Role buddy, de Culture buddy ou de Coach vis-à-vis de différentes personnes. Ce qui me permet d’exprimer mon goût pour la transmission du savoir et l’accompagnement des personnes, pour les aider à développer leurs compétences et exprimer leur plein potentiel sur le long terme.

Par ailleurs, chez Alan, les évaluations annuelles sont réalisées par 3 pairs en plus du Coach, ce qui me permet de donner du feedback formalisé sur les forces et les axes de développement des personnes avec qui je travaille étroitement.

Chez Alan, nous évoluons en périmètre et en responsabilité, au fur et à mesure que nos connaissances, notre leadership et notre capacité à faire grandir les autres s’accroissent.

Role bunny
Attention : ceci n'est pas un Role buddy, mais un Role bunny.
(Photo : Pablo Martinez, Unsplash)

Revenons aux méthodes de travail : en quoi permettent-elles aux actuaires d’augmenter leur impact ?

L’organisation traditionnelle en silo que j’ai en tête est celle où un département est responsable d’une partie du projet (par exemple la tarification pour l’actuariat), puis un autre département intervient (par exemple une DSI pour l’OAV), etc., ce qui fait qu’au final chacun est responsable d’une partie du livrable seulement.

La différence chez Alan est que tous les contributeurs sont intégrés au projet en même temps. La visibilité et l’accessibilité est la même pour tous en temps réel via les outils collaboratifs. Chacun peut exprimer son avis sur n’importe quelle partie du projet, afin d’amener le responsable à prendre les meilleures décisions. Dans la mesure où Alan cultive la transparence radicale sur tous les projets en cours, on peut même intervenir sur un projet dans lequel on n’est pas intégré.

Finalement, ce processus collaboratif et ouvert, où chacun apporte ses compétences et ses idées, d'une part permet à chacun d’apprendre et de se dépasser, d’autre part de raccourcir les durées de production et de livrer un fruit commun au niveau de l’entreprise.

Par exemple, en seulement trois mois, nous avons ouvert les produits sur-mesure : définition des normes tarifaires, construction du tarificateur, rédaction des documents contractuels, formation des commerciaux, mise en place du processus de souscription (de la validation de l’offre jusqu’aux affiliations).

Et bien sûr, les idées novatrices sont facilement mises en œuvre, dès lors que l’on a démontré leur valeur ajoutée pour nos membres ou nos entreprises clientes.

Pour finir, comment vis-tu le travail à distance depuis Madrid ?

Tout d’abord, je tiens à préciser qu’aujourd’hui je travaille sur le marché français.

Je travaille essentiellement de chez moi, où je me suis aménagé un bureau pour séparer le travail de ma vie privée. Une fois par semaine, je me rends au bureau de Madrid pour voir du monde, parler un peu espagnol. Tous les deux mois, je passe 3 jours à Paris pour rencontrer les personnes avec lesquelles je travaille. Enfin, je fais plusieurs cafés virtuels par semaine.

Photo : Vinciane Lebrun

Ce mode de travail fonctionne parfaitement chez Alan où le travail asynchrone est la norme : peu de réunions, mais une culture de l’écrit via les outils collaboratifs. Chacun organise son temps de travail comme il le juge opportun, ce qui permet de trouver son équilibre vie perso / vie pro. De ce fait, je ne ressens pas la distance géographique entre mes collègues et moi. De toute façon les Alaners habitent dans différentes villes de France, d’Espagne ou de Belgique. Alan a ouvert des espaces de coworking dans les grandes villes (Bordeaux, Nantes, Barcelone, etc.).

Les Alaners viennent au bureau quand ils le souhaitent : certains tous les jours, d’autres une fois par semaine, voire moins.

Cette politique de la pleine confiance dans les collaborateurs fait également partie de ce qui me séduit le plus dans la culture d’Alan.

Odile Kusnik
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